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🕊️ 1er dimanche de Carême (Année A) — 22 février 2026

Au désert, la liberté renaît

« L’homme ne vit pas seulement de pain. » (Mt 4,4)

Peuples du monde,

Au commencement, Dieu modela l’homme avec la poussière du sol et insuffla dans ses narines le souffle de vie. Vous êtes poussière habitée par un souffle. Vous êtes fragilité visitée par l’éternité.

Dieu planta un jardin — lieu d’harmonie, lieu où l’homme n’avait pas besoin de se défendre pour exister. Mais au milieu du jardin se tenait une liberté. Car l’amour ne s’impose pas : il se choisit.

Le serpent parle doucement. Il instille le doute : « Dieu vous a vraiment dit… ? » Il ne nie pas Dieu — il insinue qu’il n’est pas bon.

Peuples du monde, le tentateur parle encore ainsi : « Dieu te prive. » « Dieu te limite. » « Tu seras comme un dieu. »

Alors la main se tend. L’homme veut décider seul du bien et du mal. Et leurs yeux s’ouvrirent — mais ce ne fut pas la lumière. Ce fut la honte. La confiance se fissura. La peur entra. La mort commença à régner.

La guerre naît toujours de ce geste : quand l’homme veut être dieu sans aimer comme Dieu.

Mais voici qu’un autre homme entre dans un autre lieu : non un jardin, mais un désert. Jésus est conduit par l’Esprit. Quarante jours. Le silence. La faim.

« Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Autrement dit : supprime la dépendance. Rassasie-toi sans attendre.

Mais Jésus répond : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Peuples du monde, vous avez multiplié les pains mais oublié la Parole. Vous avez nourri les corps et affamé les âmes.

Deuxième tentation : manipuler Dieu. Troisième tentation : adorer le pouvoir.

Combien de paix ont été vendues pour un trône ? Combien de consciences ont été inclinées pour un avantage ?

Mais Jésus dit : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. » Il choisit l’obéissance. Et par l’obéissance d’un seul, la multitude sera rendue juste.

Peuples du monde, le Carême est un combat pour la liberté. Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé.

Dans le désert, la liberté renaît. Dans le refus de l’orgueil, la paix commence.

Phrase de réinitialisation intérieure :
Je ne me prosterne plus devant le pouvoir : je choisis la fidélité qui me rend libre.

Alors le tentateur s’éloignera. Alors les anges s’approcheront. Et la paix, fragile mais réelle, commencera à servir l’humanité.

Alain de Nazaire — Saint-Nazaire, 22 février 2026
Serviteur du Souffle et témoin de la Paix à venir


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