Peuples du monde,
au cœur même de l’attente, une joie se lève.
Non pas la joie bruyante des victoires humaines,
mais la joie silencieuse de ceux qui savent que la nuit n’a pas le dernier mot.
Car voici que la Lumière de Bethléem approche.
Elle ne fait pas trembler les puissants,
elle ne conquiert pas par la force,
mais elle désarme l’obscurité de l’intérieur.
Cette lumière ne vient pas pour nier vos blessures,
elle vient les traverser.
Elle ne vous demande pas d’oublier,
elle vous invite à ne plus laisser la peur gouverner votre cœur.
Le monde vous a appris à survivre.
La Lumière vous apprend à vivre.
Elle se glisse dans les replis les plus fatigués de l’âme,
là où vous pensiez que plus rien ne pouvait naître,
et elle murmure doucement :
Là où la lumière entre en moi, la joie reprend sa place naturelle.
Cette parole n’est pas une idée.
C’est une clé.
Car le cerveau humain, façonné par la peur répétée,
se reprogramme par la vérité reçue avec confiance.
Ce que vous laissez entrer, vous le devenez.
Ce que vous contemplez, vous l’incarnez.
La joie chrétienne n’est pas une émotion passagère.
Elle est un état intérieur stable,
né de la certitude que Dieu est déjà à l’œuvre,
même quand tout semble suspendu.
Regardez Bethléem :
une petite lumière, presque invisible,
et pourtant capable d’éclairer l’histoire entière.
Ainsi en est-il de vous.
Quand vous choisissez la paix intérieure,
vous affaiblissez les logiques de domination.
Quand vous choisissez la joie profonde,
vous déjouez les stratégies de la peur.
La Lumière qui vient ne vous demandera pas :
« As-tu réussi ? »
mais :
« As-tu laissé la joie demeurer en toi malgré tout ? »
Peuples du monde,
réjouissez-vous non parce que tout est résolu,
mais parce que la Paix est déjà en chemin.
Et cette Paix commence ici,
dans ce lieu secret où nul ne peut entrer à votre place.
« La joie que je choisis aujourd’hui ouvre en moi un espace où la paix peut naître. »
Phrase de réinitialisation (à répéter intérieurement) :
Là où la lumière entre en moi, la joie reprend sa place naturelle.